• « De l’écoute buissonnière à l’empreinte du geste. Entretien avec Gérard Pesson »

    Author(s):
    Lambert Dousson (see profile) , Sarah Troche
    Date:
    2009
    Subject(s):
    Popular music
    Item Type:
    Interview
    Tag(s):
    Gérard Pesson, Contemporary music
    Permanent URL:
    http://dx.doi.org/10.17613/c6gv-d348
    Abstract:
    La musique de Gérard Pesson s’écoute. Elle donne à écouter une écoute de l’écoute. Son écriture puise en effet à toutes les musiques qui traversent les oreilles : passées et présentes, issues du répertoire « classique », des traditions occidentales et non occidentales, des pas de danse ou des chansons de variété. Cette « écriture dans l’écriture », selon sa propre expression, le conduit à jouer avec les souvenirs et les perceptions dont nos oreilles sont pleines, et qui affleurent dans sa musique sous forme de bribes, de transcriptions, de citations déshabillées, parfois mises en boucle, étirées, comprimées. Si bien qu’elle est aussi une « désécriture » : un travail d’érosion, d’effacement, de disparition. D’où une musique très ténue, parfois à la limite du perceptible, qui demande à l’oreille de « se pencher vers le son, comme un œil se plisse en focale ». La musique de Gérard Pesson se regarde. Car toute en frottements, chuintements, caresses, elle donne à voir toute une chorégraphie, souvent acrobatique, de gestes instrumentaux au rendement sonore parfois si léger qu’ils acquièrent leur propre autonomie, magnifiant ainsi le son que produit la pédale d’un piano quand on l’enfonce, ou la sourdine d’un violoncelle quand on la déplace. La musique de Gérard Pesson, enfin, se lit. L’écriture musicale s’accompagne en effet chez lui de l’écriture d’un journal, qu’il déplie sur France Musiques au cours de son émission Boudoir & autres, et dont les notes déposées entre 1991 et 1998 ont été rassemblées dans un ouvrage paru en 2004, Cran d’arrêt du beau temps. Professeur de composition au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris depuis 2006, Gérard Pesson est l’auteur d’une cinquantaine d’œuvres. Son dernier opéra, Pastorale, dont il a composé le livret avec Martin Kaltenecker et Philippe Beck d’après L’Astrée d’Honoré d’Urfé, a été créé en juin 2009 au théâtre du Châtelet à Paris, dans une mise en scène de Pierrick Sorin.
    Metadata:
    Published as:
    Magazine section    
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    Last Updated:
    2 years ago
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